NEST’up Spring 15: Pirates Message in a bottle #2

Work like a captain, play like a pirate

Carnet de bord, jour 25

 

Nous vous avions promis des nouvelles juste avant notre mouillage dans la Lean Bay. Et  bien nous y sommes! Ses côtes verdoyantes et ses raides reliefs se dessinent à l’horizon. Nous devrions jeter l’ancre dans de belles eaux calmes ce jeudi après-midi pour une petite mise au point avant de changer de cap.

 

Peu après l’envoi de notre dernier courrier, quelques journées tumultueuses ont secoué notre équipage, habitué à la stabilité terrestre. Les confrontations successives avec différents maîtres d’équipage et navigateurs expérimentés ont perturbé nos dernières certitudes et le voyage initiatique a pris un tournant intéressant.

 

Glissez une souris sur le parchemin pour révéler les informations écrites à l’encre invisible.

 

La brume est tombée, enrobant le navire dans une atmosphère épaisse et presque paralysante. Un brouillard dense nous empêchait de voir où nous allions. Mais la proue continuait, mine de rien, à fendre l’écume. Pendant ces longues journées, certains membres d’équipage ont découvert leurs propres limites, un peu trop éloignés de leur habitudes.
Une traversée comporte toujours son lot de difficultés et le brouillard n’est jamais loin. Mais pour qu’un pirate devienne son propre capitaine, il doit pouvoir s’amuser des épreuves imposées par un voyage incertain et réussir à garder le cap. Et plus ces remous surviennent tôt, plus vite le pirate en question adopte l’état d’esprit qui fera de lui un véritable conquérant. Un grand défi pour beaucoup de nos matelots!

 

Heureusement, après quatre semaines de voyage, la marée s’est finalement calmée et mes compagnons de voyage ont attrapé quelques bons réflexes. Nous n’avons plus mis le pied à terre depuis notre départ en grandes pompes du Gangway Dock. Beaucoup appréhendent donc cette escale en terre étrangère. Au bord des célèbres falaises de la crique où nous accosterons, une rencontre est organisée avec un autre équipage, moins nombreux, venu tout droit de la capitale. Un élément de stress supplémentaire pour les moins téméraires d’entre nous.

 

Nous avons prévu de passer quelques jours sur la terre ferme avant de larguer à nouveau les amarres pour quatre nouvelles semaines en mer. Cette deuxième partie de la route, très technique, plaira certainement aux maîtres artisans à bord.

 

Je vous en dirai des nouvelles dans un prochain courrier.

Quartier-Maître Aurélie

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